Projet de loi de finances rectificative : La prévision de croissance pour 2021 revue à la baisse !

La croissance de 5,2%  attendue pour 2021 n’est plus d’actualité pour les autorités sénégalaises. Dans le projet de loi des Finances rectificative, cette prévision a été corrigée et revue considérablement à la baisse.

 La prévision de croissance pour 2021 passe ainsi de 5,2% à 3,7%. Un changement fondamental qui s’explique par la pandémie qui secoue le monde depuis plus d’un an.  « Il faut dire qu’en 2020, le Sénégal faisait partie des rares pays au monde à avoir terminé l’année avec un PIB en hausse, de 1,5%, à la faveur de performances agricoles record et de la mise en œuvre du PRES, qui, sur le plan macroéconomique, avaient réussi à atténuer les effets dévastateurs de la pandémie sur les autres secteurs économiques, notamment le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, les transports et, dans une certaine mesure, le secteur secondaire », tente de justifier le ministère des Finances.

Le Gouvernement avait misé sur un programme de relance ambitieux (le PAP 2A), articulé à une nouvelle loi sur les contrats de partenariat public-privé. Ce qui, selon le texte, justifiait la prévision de croissance économique de 5,2%. «  Il se trouve que l’économie sénégalaise est imbriquée dans des chaînes de valeurs mondiales et notre politique économique dépend aussi de la bonne santé des économies de nos partenaires extérieurs. Or chez certains d’entre eux, et pas des moindres (Union européenne, Inde, Turquie, etc.), la reprise sera plus lente que prévue, la faute à des deuxième, troisième, voire quatrième vagues de Covid-19 », détaille le texte.

Une situation qui  oblige ainsi le Sénégal à revoir à la baisse sa prévision de croissance.  Ainsi, la présente LFR pour 2021 est arrêtée à 3 170,4 milliards de FCFA en recettes et 3 987,5 milliards de FCFA en dépenses. Ce qui dégage en valeur absolue un déficit budgétaire de 817 milliards FCFA, en hausse de 73 milliards de FCFA, soit 5,4% du PIB (il se situait à 5% dans la LFI).

« Ce déficit sera financé à hauteur de 556 milliards de FCFA par des tirages sur les prêts-projets, les emprunts programmes pour 105 milliards de FCFA et les autres emprunts nets pour 156 milliards de FCFA. L’Etat, tout en reprenant le sentier de la consolidation budgétaire, a pris la responsabilité de desserrer la contrainte du déficit pour se donner l’espace budgétaire lui permettant de répondre notamment aux préoccupations de la jeunesse », tente-t-on de rassurer.

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