Jeux de cartes: Vaines tentations sataniques… (Par Miim Reew)

L’université est le reflet de la société. Notre société peut être si intelligente, si mesurée, si raisonnable. Il lui arrive aussi d’être si bête, si pernicieuse, si violente. Ce qui s’est passé à l’université Cheikh Anta Diop dans la nuit du jeudi au vendredi dernier est à classer du côté de la perversité de notre environnement, sa cruauté, son côté obscur. En face du “Sénégal pays de lumière”, il y a bien un “Sénégal des ténèbres”. Il fait souvent peur et fait penser au pire. Soyons optimistes : le côté positif domine.

Les affrontements violents entre étudiants ont sillonné la longue marche de l’Ucad. Mais des oppositions qui étaient circonscrites dans le cadre des diversités politiques ou de la volonté affichée de part et d’autre pour le contrôle des “bases”, pour le contrôle des amicales, véritables forces pour asseoir une certaine domination. La nouveauté dans ces événements malheureux, c’est le contexte dans lequel ils se sont déroulés. Le Sénégal est actuellement traversé par un vent “glacial” de manipulations ethniques. Et tout s’analyse, tout se commente sous le prisme de cette sale manie. C’est pourquoi il y a eu cette frayeur, cette anxiété, cette désolation quand la blogosphère a fait état de cette “guerre” entre Diolas et Sérères.

Pourtant, un petit recul, une lecture sereine des choses, devraient nous pousser à douter de cette perception simpliste de faits factuels. Les oiseaux de mauvais augure sont certes là, certains voudraient sans doute semer la zizanie pour satisfaire des desseins inavoués, beaucoup sont tellement obnubilés par la recherche du profit et par leurs petits intérêts. Mais ce pays a de solides bases sociologiques pour ne pas sombrer dans des considérations de bas étage.

Le Sénégal est bien une exception à bien des égards. Ici, les Diolas, les Wolofs, les Sérères, les Peuls ont l’habitude de désamorcer dans l’ironie et les “vannes” leurs différences. Tant pis pour ceux-là qui veulent mettre fin à cette belle entente ! Leurs mesquineries seront vaines

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