Jeux de cartes : Qui n’avance pas… (Par Miim Reew)

Grande fierté pour la Tunisie avec le lancement lundi dernier de “Challenge-1”, le premier satellite fabriqué intégralement dans le pays et créé par le groupe de télécommunications Telnet. On souligne volontiers que la Tunisie est le premier État du Maghreb à fabriquer son propre satellite et le sixième pays africain. L’Afrique du Sud, le Ghana, sont parmi les “élus” en Afrique noire. Un grand pas en avant dans la modernité pour un pays qui a été durant longtemps en proie à une gouvernance politique médiocre qui a abouti au fameux printemps arabe avec la chute de Ben Ali suivie de celle de Mubarak en Egypte et de Khadafi en Lybie.

Une révolution qui porte la signature d’une jeunesse longtemps martyrisée à l’image de ce jeune vendeur de fruits tunisien qui a préféré la mort à l’humiliation. Son acte de désespoir a arrosé l’espoir d’aujourd’hui. “Notre richesse réelle est la jeunesse qui peut faire face aux obstacles”, a déclaré le président tunisien Kais Saied. “Nous sommes fiers de notre jeunesse et des cerveaux tunisiens de par le monde”, souligne-t-il.

Oui, des moments de fierté historique qu’on aimerait voir partout en Afrique. Malheureusement, les images que renvoie le continent “berceau de l’humanité” sont renversantes. Le Sénégal, “fable démocratique” s’enlise dans de basses contradictions qui amenuisent sa crédibilité et affichent une image hideuse. Ici, nous n’avons pas l’esprit à la science, aux innovations qui font bouger le monde. Tout est prioritaire. La faim est partout. La soif aussi.

Une somme de déficits, d’insatisfactions qui grippent la machine des intelligences et ravivent les tensions. Clédor Sène, Assane Diouf et Guy Marius Sagna sont libres après plus d’un mois passé en prison. Le dernier nommé pourrait vite retourner à la “case-prison” qu’il connaît tant. Les combats qui mènent vers la privation de liberté sont tellement nombreux au Sénégal. Des curiosités de notre démocratie qui s’effrite. Nous ne sommes plus libres. Nous ne sommes libres que… partiellement. Les autres avancent. Nous, nous reculons. Terrible tout ça !

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