how much does a casino make a year patricia kaas kabaret live au casino de paris hollywood casino bangor maine phone number where can i watch casino royale casino signs inc las vegas nevada tin casino rio jobs nigth las vegas nevada how much profit do casinos make when was the bellagio casino built play video poker free deuces wild how do you become a casino dealer casino concerts agua caliente casino palm dessert what does jackpot alert mean on texas lotto wildhorse resort & casino wildhorse boulevard pendleton or all you can eat crab legs casino secrets to winning on slot machines at the casino choctaw casino grant ok phone number most popular casino in las vegas 2015 age to go to casino in oklahoma best casino resorts in the midwest numista.com fremont casino gaming token las vegas nv cinco de mayo at talking stick casino how to play in las vegas casino ideas para decoracion de eventos de casino casinos in las vegas and atlantic city agen judi ion casino deposit 50 ribu western hotel and casino las vegas free coupon codes for sloto cash casino como hackear maquinas de casino con celular is atlantic city casinos still open indian casinos in south dakota map free poker slots jacks or better can you smoke at potawatomi casino

(Interview) – Mankeur Ndiaye : “Moscou va coopérer à l’enquête sur les paramilitaires russes en RCA”

Moscou accepte de coopérer avec l’ONU pour savoir si des paramilitaires russes ont commis, oui ou non, des exactions, ces derniers mois, en Centrafrique. C’est ce qu’annonce le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique. Le 31 mars, un groupe d’experts de l’ONU s’est inquiété de possibles exactions de la part de mercenaires russes en Centrafrique. Ce 5 avril, Mankeur Ndiaye, le Représentant spécial de l’ONU, s’est rendu à Moscou. De retour de Russie, le chef de la Minusca s’est arrêté à Paris, où il a répondu aux questions de Christophe Boisbouvier (RFI).

RFI : Après trois mois de guerre civile, est-ce que l’heure est à la poursuite des combats ou au dialogue ?

Mankeur Ndiaye : Nous pensons qu’il faut combiner les deux -l’offensive militaire et le dialogue politique- parce que notre conviction, c’est qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise en Centrafrique. Nous essayons de plaider auprès des autorités, auprès du président Touadéra lui-même et tous les partenaires de la RCA, également, plaident pour le dialogue, le dialogue avec tous les groupes armés qui n’ont pas commis de crimes, qui ne se sont pas attaqués aux populations civiles. Je pense que c’est très important. En revanche, il y a d’autres groupes qui se sont distingués, dans la période, par des attaques contre la population civile, par des attaques contre les casques bleus. Et comme on le sait, nous avons perdu, en un mois, sept casques bleus.

Depuis quand ?

Au mois de décembre. Et tous ceux qui sont responsables de ces crimes contre les casques bleus seront recherchés, arrêtés et traduits devant la justice. Il y a d’autres membres de groupes armés qui sont disposés au dialogue. Je donne l’exemple de l’UPC, dont le chef Ali Darassa vient de déclarer, il y a deux jours, qu’il se démarquait de Bozizé et de la CPC -la Coalition des patriotes pour le changement- et qu’il revenait à l’accord de paix. Je pense que ce genre de déclaration mérite d’être fortement encouragé.

Est-ce que l’on peut dialoguer avec d’autres composantes de la CPC, la Coalition des patriotes pour le changement ?

Il y beaucoup d’autres, il y a Bobbo… Par exemple, des 3 R…

[Le général] Bobbo, c’est le successeur de Sidiki Abbas ?

Oui, c’est lui qui se considère comme le successeur, mais comme vous savez, il un peu contesté aussi, parce qu’au sein des 3R, il y a beaucoup de tendances, beaucoup de dynamiques… Et tant d’autres, qui nous ont dit qu’ils étaient disposés à venir.

Est-ce que vous êtes pour un dialogue avec l’opposition démocratique ?

Mais oui, tout à fait. Et c’est la position des Nations unies, c’est la position de tous les partenaires de la RCA. En Centrafrique, nous avons un groupe que l’on appelle le G5. Le G5 regroupe les principaux partenaires de la RCA. Notre position est claire : il faut un dialogue inclusif. Et nous l’avons dit au président Touadéra, qui a accepté de lancer ce dialogue républicain. On ne peut pas, à la crise sécuritaire, ajouter une crise politique. Les élections se sont tenues, il y a eu des contestations… Finalement, pour l’essentiel, les résultats ont été acceptés, le président Touadéra a été investi… Nous l’encourageons à aller dans le sens du dialogue, avec tous les acteurs de l’opposition : Dologuélé, Martin Ziguélé et tous les autres.

Vous citez Dologuélé… Il y a quelques jours, il a été interdit de voyager par les autorités centrafricaines. Ce n’est pas très propice à un dialogue, ça !

Tout à fait. Je l’ai dit au président, personnellement, et j’ai plaidé pour que Dologuélé soit autorisé à voyager. J’ai plaidé, également, pour que Martin Ziguélé soit autorisé à voyager… Quand il s’est agi de Catherine Samba-Panza, moi aussi, j’ai plaidé auprès du président, pour qu’on lui remette son passeport et qu’on lui permette de voyager, son passeport lui a été remis. Et j’ose espérer que la question de Dologuélé et de Martin Ziguélé sera réglée bientôt.

Mankeur Ndiaye, vous êtes de passage à Paris, retour de Moscou… Si les FACA -les Forces armées centrafricaines- ont pu repousser les rebelles depuis trois mois, c’est notamment grâce à l’aide des paramilitaires russes. Dans le communiqué commun, qui a été rédigé à l’issue de votre visite à Moscou, est écrit le mot « dialogue ». C’est un mot que vous avez « arraché » à vos interlocuteurs russes ?

Je ne peux pas le dire comme cela -(rires)- mais j’ai plaidé pour que la Russie aille également au dialogue. Parce que la Russie a de très bons rapports avec le gouvernement, avec le président… J’ai également invité la Russie à nous aider pour que le président Touadéra puisse également s’engager dans le dialogue et je pense que mon offre a été bien acceptée.

Le 31 mars, le groupe de travail des Nations unies sur l’utilisation de mercenaires en Centrafrique a accusé les paramilitaires russes de la société Wagner d’avoir commis des exécutions sommaires et des actes de torture. Quelle est votre réaction ?

Il s’agit d’allégations que nous sommes en train de vérifier et de documenter. Donc je suis au courant de ce rapport et j’en ai parlé également avec mes interlocuteurs russes. Je pense aussi qu’ils sont conscients du fait qu’il faut absolument tout documenter et donner une suite, au cas où ces allégations seraient avérées.

Ces paramilitaires de la société Wagner, est-ce qu’ils ne posent pas problème vis-à-vis de la population centrafricaine ?

Vous savez, je ne peux pas parler de paramilitaires, parce que je n’ai aucun contact avec cette société et encore moins avec ses responsables.

Mais elle est sur place, non ?

Elle est sur place, oui, mais en tant que Minusca des Nations unies, nous n’avons aucun contact. Nous ne faisons aucune opération conjointe ensemble. J’avais souhaité, en ma qualité de chef de la Minusca, qu’il y ait davantage de coordination et d’information mutuelles. Parce que ce sont des forces militaires qui sont sur le terrain, qui sont parfois dans le même espace que nous… Nous avons nos Casques bleus et il y a des risques de confrontation… Et donc, on a repris les réunions de coordination, mais c’est avec la présence du gouvernement russe, à travers l’ambassade, la présence des Rwandais, à travers le colonel qui commande le bataillon rwandais, qui est venu en appui au gouvernement, pour nous informer mutuellement, pour éviter que nos forces ne se tirent dessus, parce qu’elles interviennent sur le même espace. Il y a beaucoup d’allégations qui nous sont rapportées, comme par exemple les attaques indiscriminées contre les populations civiles, comme des tortures… Donc quand nous aurons toute la documentation requise, nous réagirons également, parce que nous avons ce mandat de protection des droits de l’homme en Centrafrique.

Et c’est peut-être ce que vous avez dit aussi à Moscou, ces derniers jours, non ?

On a échangé sur ces questions et je pense que nous avons une convergence. Il faut absolument tout faire, pour faire respecter les droits de l’homme.

Et qu’est-ce que les Russes vous ont répondu ?

Ils acceptent que l’on puisse faire ces enquêtes et que tout soit documenté. Ils sont prêts à coopérer également dans ce domaine. Le vice-ministre Sergueï Verchinine me l’a dit très clairement et donc nous avons cette convergence, de ce point de vue.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *