Détention préventive : L’Asred juge ”erronés” les chiffres du ministre de la Justice !

Les chiffres annoncés par le ministre la Justice dans l’As quotidien n° 4682 concernant le nombre de prisonniers  en détention préventive sont erronés. C’est du moins la position de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (ASRED).

Dans le numéro  n° 4682 du journal L’AS, le ministre de la Justice avait avancé des chiffres sur les détentions préventives au Sénégal. Seulement, ils sont loin de convaincre l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus.

« Les chiffres donnés par le ministre de la Justice, à savoir 177 prisonniers en détention préventive sur les 11 400, sont erronés. Ils sont en deçà du chiffre réel. Ceci démontre, encore une fois, que les droits humains ne sont pas respectés au Sénégal », déplore l’Asred, dans un communiqué parvenu à la rédaction de l’Asnews.

Pour l’ASRED, les autorités étatiques cherchent à cacher à l’opinion les chiffres inquiétants des prisonniers.  « Ces prisonniers sont victimes des longues détentions préventives, sans omettre que l’administration pénitentiaire est laissée en rade, nonobstant tous les efforts consentis pour alléger la souffrance des détenus. Les agents sont, dans les faits, plus détenus que ceux qu’ils surveillent. Le volet de la réinsertion sociale qui devait servir à lutter contre la récidive n’a jamais été pris en compte, mettant du coup les détenus qui sont principalement confrontés à la stigmatisation et au rejet de la société dans une situation vulnérable. Cet état de fait traduit l’échec du gouvernement sur la situation actuelle des prisons », détaille Ibrahima Sall et ses camarades.

L’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (ASRED) estime que le chef de l’Etat n’a pas la bonne information. Une descente sur le terrain lui permettrait d’en savoir plus. « Par voie de fait, nous lui suggérons d’effectuer une visite inopinée à la prison de Rebeuss et au camp pénal pour constater de visu que des générations sont en train d’y être sacrifiées », ajoute l’Asred qui annonce en même temps une conférence de presse dans les prochains jours. Elle est prévue au siège d’Amnesty Sénégal, en présence de  la famille de Boy Djiné.

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