Dérives sur les réseaux sociaux : Macky appelle à l’assainissement du secteur des médias

Le président de la République Macky Sall a présidé, hier, au King Fahd Palace, la 8ème Assemblée générale de la Plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays membres de l’Uemoa et de la Guinée sur le thème : “Impact de la télévision numérique terrestre : enjeux économiques et socio-culturels”. Une occasion pour le chef de l’Etat de soulever des questions qui traduisent son inquiétude dans le secteur audiovisuel. “Comment dans une société qui se veut libre et démocratique assurer l’équilibre entre la liberté d’opinion et d’expression des uns et le respect de la vie privée de la dignité et de l’honorabilité des autres ? Comment assurer une saine compétition dans un espace normé avec l’explosion fulgurante des outils et procédés technologiques qui tendent justement à se soustraire de toutes formes de régulation ?”, s’interroge Macky Sall.

La quête de liberté serait-elle à l’origine de toutes ces tares ? Tout porte à le croire. “La conquête de la liberté est une donnée majeure de l’histoire des sociétés humaines ; au-delà des aspects légaux et règlementaires qui lui sont liés, elle est hautement philosophique et morale. Suivant le droit naturel de la raison, l’homme est né pour être libre non pour rester dans des chaines”, explique Macky Sall qui rappelle, dans la foulée, qu’il ne saurait y avoir de liberté sans responsabilité. “Rien ne peut justifier l’injure, la calomnie, l’appel à la violence et l’incitation à la haine. Ce ne sont là ni des libertés ni des droits. Au contraire, ces faits constituent en eux-mêmes les pires ennemis des droits et libertés de l’homme”, serine le chef de l’Etat très remonté contre les auteurs de ces dérives.

Décidé à en découdre avec les insulteurs encagoulés des médias et des réseaux sociaux, le Président se désole que la profession soit agressée par les non-professionnels qui, sous le couvert de la presse, de la liberté d’opinion, charrient des contre-valeurs. Suffisant pour mettre les professionnels des médias devant leur responsabilité. A l’en croire, il appartient d’abord aux professionnels de la presse d’assainir leur secteur et de l’organiser davantage, à l’image des autres corps qui dit-il, ont des règles pour définir les règles”.

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