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Conseil présidentiel sur la pêche : Alioune Ndoye veut relever le défi de l’organisation !

Annoncé le 31 mars dernier par le président de la République, en vue de la mise en œuvre d’une stratégie nationale de relance de ce secteur d’activité, le conseil présidentiel sur la pêche artisanale prévu fin mai se prépare déjà. Hier, le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime a officiellement lancé le processus menant à ce grand rendez-vous économique. Alioune Ndoye qui qualifie cette initiative de rare opportunité, s’est fixé comme objectif de relever  le défi de l’organisation.

Dans le but de mettre en œuvre une stratégie nationale inclusive de relance durable de la pêche, le chef de l’Etat avait annoncé la tenue d’un conseil présidentiel sur la pêche. Le but de ce grand rendez-vous, engager des concertations avec toutes les parties prenantes. A quelques jours de cette rencontre avec les acteurs, le ministre des Pêches et de l’Economie maritime a lancé le compte à rebours.  « En perspective de cette rencontre avec la plus Haute autorité du pays, il me parait important de tout mettre en œuvre pour relever le défi de la préparation et de l’organisation, en impliquant  tous les acteurs publics et privés des pêches et de l’aquaculture, sur toutes les questions relatives au secteur. Il me revient donc aujourd’hui l’honneur de procéder au lancement du processus de préparation du conseil présidentiel sur la pêche », a déclaré Alioune Ndoye.

Dans un contexte marqué par une morosité économique causée par la pandémie du coronavirus, le Ministre des Pêches est revenu sur le rôle primordial qu’occupe ce secteur. « Le secteur des pêches et de l’aquaculture occupe une place importante dans les politiques et stratégies de développement économique. Cela, par sa contribution significative à l’alimentation de la population, à la création de revenus et d’emplois, ainsi qu’au renforcement de la compétitivité », avance-t-il. A en croire Alioune Ndoye, le secteur de la pêche est un véritable facteur de développement. « Le secteur génère des centaines de milliers d’emplois, contribue pour 3,2% au PIB, assure 70 % des apports en protéines d’origine animale aux populations, avec une consommation nationale estimée à 29,9 kg par an, contre une moyenne mondiale de 19 kg. Les recettes d’exportation sont évaluées à 307 milliards en 2019. Les débarquements en 2019 sont estimés à 579 323 tonnes en volume pour une valeur commerciale de 278 milliards », détaille le ministre.

DES MECANISMES POUR AMORTIR LES ALEAS DE LA COVID 19

A l’image des autres secteurs, celui de la pêche a été fortement touché par la pandémie Covid 19. Ainsi, souligne-t-il, le secteur de la pêche et de l’aquaculture a été fortement impacté à travers divers segments tels que la production, la commercialisation, les exportations. « Elle a provoqué la fermeture des frontières, la limitation des jours d’ouverture des quais de pêche et des heures de débarquement et l’interdiction du transport interurbain », a déploré le ministre des Pêches.  Face à cette nouvelle donne, le département des Pêches s’est appuyé sur des mécanismes pour atténuer la situation. « Au niveau de mon Département, un plan de résilience et un plan de relance ont été élaborés et mis en œuvre. C’est ainsi qu’à partir du milliard reçu du fonds Force Covid-19 et destiné aux acteurs de la pêche artisanale et de l’aquaculture, le Ministère a fait l’option d’une ligne de crédit bonifiée à 02 milliards, au taux d’intérêt de 03%, logée au Crédit mutuel du Sénégal, à travers une convention tripartite MPEM-CMS-DER/FJ. A la date du 31 décembre 2020, un montant global de 1,276 milliard de FCFA a été effectivement débloqué au profit des acteurs concernés, regroupés au sein de 546 entités à travers le pays », informe Alioune Ndoye.

RENFORCEMENT DES CADRES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

La préservation de la ressource est également au cœur des actions du ministre des Pêches et de l’Economie maritime. En plus des infrastructures modernes, il y a eu la mise en œuvre des documents de politique sectorielle.  « Les cadres législatifs et réglementaires ont été renforcés. Les stratégies et mesures techniques de gestion durable des ressources halieutiques à travers notamment des plans régionaux, nationaux et locaux de gestion sont en train d’être développés. Des infrastructures modernes pour l’amélioration des conditions et des capacités de débarquement, de conservation et de transformation des produits des pêches sont aussi en train d’être construites. Des équipements modernes de transport et de distribution des produits de la pêche et de l’aquaculture sont mises en place », annonce le ministre.

Ainsi, le Sénégal qui a adopté la loi n° 2015-18 du 13 juillet 2015 portant code de la pêche maritime, a pris d’importantes mesures de conservation et de gestion de ses ressources halieutiques.  Il s’agit entre autres du renforcement de la cogestion et de la gouvernance locale des pêches, avec l’extension et la mise en réseau des Conseils Locaux de Pêche Artisanale (CLPA), l’application des mesures du ressort de l’Etat du port, l’approbation et la mise en œuvre du Plan national d’adaptation du secteur de la Pêche et de l’Aquaculture face au changement climatique, la Mise en œuvre des plans d’aménagement des pêcheries, l’immatriculation des pirogues et permis de pêche artisanale ou encore le gel des licences de pêche démersale côtière.

A ces mesures s’ajoutent le renforcement de la sécurité en mer, par la mise en œuvre du programme gilets de sauvetage et de la phase test du programme de géolocalisation des embarcations de pêche artisanale, l’implication des Organisations Professionnelles dans toutes les négociations concernant les conventions et protocoles d’accords entre l’Etat, les pays limitrophes et les pays étrangers et la tenue régulière de réunions de concertations, avec tous les acteurs publics et privés des pêches et de l’économie maritime, sur toutes les questions relatives au secteur dans son ensemble. « Sans être exhaustif, ces exemples montrent s’il en est besoin, que l’Etat a consenti des efforts substantiels pour le développement intégral du secteur des pêches et de l’aquaculture », reconnait Alioune Ndoye.

DES REPONSES ADEQUATES AUX IMPORTANTS DEFIS

Bien qu’il reconnaisse les efforts consentis par l’Etat, Alioune Ndoye estime que  le secteur de la pêche fait face à d’importants défis pour lesquels il est urgent de trouver des réponses adéquates. Le ministre fait ainsi référence à la perspective imminente de l’exploitation pétrolière et gazière offshore, avec les risques de déversement par accident ne sont pas à négliger. « Cela appelle de notre part une attitude de veille et d’anticipation pour convertir ces menaces en défis à relever. Au plan national, les défis  majeurs concernent notamment la raréfaction des ressources, la baisse de la rentabilité des unités de pêche, le déficit d’approvisionnement en produits halieutiques du marché intérieur, des industries transformation de la pêche ainsi que des sites de transformation artisanale, l’exacerbation de conflits de tous genres  et l’accroissement d’activités de pêche INN », alerte le ministre des Pêches. Afin de les relever les nombreux défis, Alioune Ndoye estime qu’il est nécessaire de mobiliser tous les acteurs sans exception, autour des priorités du moment. « Cette mobilisation permettra de restaurer la confiance entre les parties prenantes du secteur, une condition pour réussir toutes les réformes majeures », soutient-il.

Pour le ministre des Pêches, ce Conseil des ministres sur la pêche semble venir à son heure. Alioune Ndoye estime que les acteurs de la pêche et de l’aquaculture doivent profiter de cette opportunité pour procéder à un diagnostic profond et objectif du secteur. Mais aussi exposer toutes les contraintes et défis afin d’amener le chef de l’Etat à prendre des décisions majeures qui impacteront pour longtemps la pêche et l’aquaculture au Sénégal, pour le bénéfice de tous.

Atlantic Ocean, Mauritania, 8 March 2010 West African Pirogue fishing boat.

« Nous sommes convaincus que c’est par une concertation permanente entre l’Administration et les acteurs non étatiques intéressés par le devenir du secteur que chacune des parties peut exprimer ses opinions, dans une démarche constructive, en vue de la relance du secteur, avec comme socle la gestion durable des ressources halieutiques. Les réflexions qui seront menées tout au long du processus de concertation devront déboucher sur des contributions écrites qui alimenteront le rapport introductif du Conseil présidentiel », a-t-il ajouté.

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