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Pérou : Pedro Castillo proclamé vainqueur de la présidentielle !

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Le candidat de la gauche radicale, Pedro Castillo, a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle au Pérou par l’autorité électorale, plus d’un mois après le scrutin du deuxième tour qui l’opposait à la candidate de la droite populiste Keiko Fujimori.

 « Je proclame président de la République José Pedro Castillo Terrones », a déclaré le président du Jury national des élections (JNE), Jorge Luis Salas, lors d’une brève cérémonie virtuelle. L’autorité électorale chargée d’examiner les recours a ainsi confirmé les résultats délivrés il y a plusieurs semaines par l’Organe national du processus électoral (ONPE).

À l’issue du dépouillement de 100% des bulletins de vote, l’ONPE avait donné Pedro Castillo, 51 ans, vainqueur avec 50,12% des voix, contre 49,87% des suffrages à sa rivale, Keiko Fujimori, 46 ans. Selon les résultats validés par le JNE, Pedro Castillo l’emporte avec 44 263 voix d’avance sur la fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000).

Le nouveau président, âgé de 51 ans, est un ancien instituteur. Il exerçait dans une région rurale du pays ; et personne n’avait jamais entendu parler de lui, jusqu’à ce qu’il prenne la tête d’un mouvement de grève des enseignants  il y a quatre ans. Son programme : une série de nationalisations et l’arrêt de certaines importations.

Sa rivale à l’élection, Keiko Fujimori menaçait au début du mois de ne pas reconnaître la victoire de son concurrent. Mais elle a finalement admis sa défaite.  Peu avant l’annonce du résultat définitif, Keiko Fujimori a fait volte-face lors d’une conférence de presse. « Aujourd’hui, j’annonce qu’en remplissant mes engagements, mon engagement envers tous les Péruviens (…) envers la communauté internationale, je vais reconnaître les résultats car c’est ce qu’exigent la loi et la Constitution que j’ai juré de défendre », a-t-elle déclaré.

Poursuivie pour corruption et blanchiment, Keiko Fujimori voit ainsi se dérober son espoir d’immunité présidentielle, et le spectre de la prison se rapproche. Début mars, trente années de réclusion ont été requises contre la dirigeante de Fuerza popular, le parti crée par son père, l’ex-président Alberto Fujimori, qui lui, purge une peine de 25 ans de prison, pour corruption et crimes contre l’humanité. Elle est visée par une enquête pour des pots-de-vin présumés lors de ses campagnes présidentielles de 2011 et 2016, où elle a échoué au second tour. Elle a déjà effectué 16 mois de détention préventive et risque 30 ans de prison.

Pedro Castillo lui prendra ses fonctions dans une semaine, le 28 juillet.

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