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Pr Pape Demba Sy sur le parrainage : “Le Sénégal doit respecter la décision de la Cedeao”

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Pour le Pr Pape Demba Sy, le Sénégal doit respecter la décision de la Cour de justice de la Cedeao. La juridiction de la Cedeao a, dans un arrêt rendu le 28 avril dernier, estimé que le système de parrainage adopté pour la Présidentielle de 2019 “viole le droit de libre participation aux élections” en donnant au Sénégal un délai de six mois pour le supprimer. Le professeur de Droit public et membre de la mouvance présidentielle estime que l’Etat doit reprendre le dialogue avec l’opposition et la société civile sur le parrainage. Il animait, samedi dernier, une conférence publique pour la démocratie et le socialisme (Cds) dont il est le coordonnateur autour du thème : “contexte de préparation des élections locales : état des lieux de la démocratie sénégalaise”.

Et il avait pourtant à ses côtés son collègue Ismaïla Madior Fall qui représentait le chef de l’Etat, et qui, lui, était formel que la juridiction communautaire avait outrepassé ses prérogatives en ordonnant à l’Etat du Sénégal de supprimer la loi et dans un délai de 6 mois. Le parrainage en tant que principe, a cependant dit Pr Sy, est utile pour réguler la démocratie électorale sénégalaise, parce qu’il y a souvent beaucoup de listes qui risquent d’entrainer un dysfonctionnement dans l’organisation des élections.

Mais selon le président de l’Udf/Mboolo mi, il faut une révision des modalités du parrainage pour la Présidentielle à venir. “La première chose, c’est la jauge, 0,8%, 1% de l’électorat. Ca n’a pas été discuté, c’est une question qui peut être discutée. Il faut également voir s’il faut laisser le Conseil constitutionnel s’occuper du parrainage ou créer une commission de parrainage qui doit intervenir avant le Conseil constitutionnel”, a proposé le conférencier.

Pour le Pr Demba Sy, c’est parce que ces modalités n’ont pas été discutées que la Cour de justice de la Cedeao a rendu une décision pour critiquer la position du Sénégal. Il doit y avoir un consensus sur les règles du jeu électoral d’après lui. Cependant, il ajoute que “quand certains refusent de participer au dialogue, c’est leur droit, mais en refusant ils risquent d’utiliser des méthodes normales dans une démocratie : c’est l’utilisation de l’insurrection, de la force pour arriver au pouvoir. Et cela constitue un danger pour le tissu social Sénégalais et pour la démocratie sénégalaise”.

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