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Gagner la prochaine Can, qualification pour Qatar 2022: Aliou Cissé et le double défi de la dernière chance !

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A la tête de l’équipe nationale de football depuis mars 2015, Aliou Cissé peine toujours à offrir au Sénégal le trophée tant convoité (NDL : Coupe d’Afrique), malgré quelques coups d’éclats. Battu en finale lors de la Can 2019 par l’Algérie, le technicien sénégalais se retrouve entre le marteau et l’enclume. Il devra répondre aux exigences des dirigeants qui lui donnent un ultimatum. Il doit non seulement remporter l’édition 2022 au Cameroun, mais aussi qualifier l’équipe au prochain mondial prévu la même année au Qatar. Un double défi pour l’ancien capitaine des « Lions », plus que jamais face à son destin.

Aliou Cissé sera-t-il encore à la tête de l’équipe nationale après 2022 ? C’est la question que beaucoup de férus du ballon rond se posent au Sénégal. Adulé à ses débuts sur le banc des « Lions », le technicien de 45 ans fait face à de vives critiques. La façon de faire de l’homme aux « dreadlocks » ne semble pas passer aux yeux de ses détracteurs. En six ans (le plus long règne d’un entraîneur sur le banc de l’équipe nationale), coach Cissé semble toujours se chercher. Les chiffres plaident certes pour lui (61 matchs toutes compétitions confondues, 38 victoires, 16 nuls, 7 défaites, 94 buts marqués, 35 encaissés), mais en termes de jeu, il peine à proposer quelque chose de cohérent. Et c’est cette absence d’identité footballistique qui agace bon nombre d’observateurs. Les deux récentes victoires du Sénégal contre la Zambie (3-1) et le Cap Vert (2-0) en amical semblent ramener plus de sérénité dans le jeu. Avec des joueurs évoluant à leurs vrais postes, l’équipe a montré un visage plus ou moins séduisant. Mais pour combien de temps encore ?

FRANCEVILLE, FIASCO DU MONDIAL RUSSE, DÉSILLUSION DE CAIRE 2019 !

Les déboires du sélectionneur Aliou Cissé commencent à Franceville (Gabon), avec cette cruelle défaite contre le Cameroun en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2017. Ultra dominateur, le Sénégal n’est jamais parvenu à faire la différence, face à une équipe largement à sa portée. Au sortir de cette campagne, le coach subit les premières critiques. L’histoire va se répéter en Russie lors du mondial 2018. Dans un groupe relativement jouable, le Sénégal fait sensation en battant d’entrée la Pologne. Face au Japon, la victoire tendait les bras aux « Lions ». Mais les choix et les consignes inexplicables auront raison de la bande à Sadio Mané. Ce partage des points (2-2) face aux Nippons avait fini de sceller le sort du Sénégal dans la campagne. Le match contre la Colombie ne sera que anecdotique (défaite 1-0). Que de regrets !

La Can 2019 se présente et le Sénégal débarque sur les bords du Nil, avec le costume de favori. Avec des joueurs de talent, Aliou Cissé parvient à hisser l’équipe en finale, malgré quelques frissons en cours de route. Après 2002 (finale perdue au Mali contre le Cameroun), les Sénégalais rêvaient de nouveau. Mais leur déception sera grande, la faute à une réaliste équipe d’Algérie (défaite 1-0). C’est la douche froide pour le coach qui peinait à trouver un justificatif.  « On a eu des situations, mais on a manqué de lucidité. Une finale, ça se joue sur des détails. (…). Il fallait attaquer face à un bloc bas très agressif. Et on n’a pas su trouver la solution » ! Toujours le même refrain !

LA PRESSION DES AUTORITÉS QUI EXIGENT UN TROPHÉE !

Les campagnes se succèdent et se ressemblent. La place de leader en Afrique (classement FIFA) ne suffit plus. Les autorités (le ministre des Sports et les fédéraux) veulent du concret et elles le font savoir. Leurs ambitions est désormais de gagner le trophée au Cameroun, mais aussi d’être de la grande messe du football en 2022 au Qatar. « L’objectif du Sénégal est de gagner la CAN 2022. On a tout ce qu’il faut: les joueurs, l’organisation par le canal de la fédération et un Etat qui soutient toute la politique. De ce fait, on ne doit penser qu’à une seule chose, c’est-à-dire gagner le trophée. Le peuple l’attend et on se donnera les moyens d’y parvenir », avait fait remarquer Matar Bâ, lors d’une sortie sur une chaîne publique.

Finaliste de la dernière édition, le Sénégal a validé son ticket pour Cameroun 2022, au terme de la 3éme et 4éme  journée des qualifications. Dans un groupe largement à leur portée (Congo Brazzaville, Guinée-Bissau, Eswatini), les « Lions » ont déroulé (4 victoires, 2 matchs nuls). Le billet en poche, Aliou Cissé devra désormais se focaliser sur les qualifications pour Qatar 2022.  Logé dans le groupe H, le Sénégal jouera le Congo, le Togo et la Namibie.

ALIOU CISSÉ N’A PAS LE CHOIX !

Le chemin qui mène au Qatar est encore long et miné  d’obstacles. Pour cette campagne asiatique, l’instance dirigeante du football mondial a dressé une formule spéciale. Ainsi, lors du tirage effectué le 21 janvier 2020 au Caire, la FIFA a retenu 10 groupes (de A à J) de quatre équipes. Ce qui va constituer le deuxième tour (après le premier impliquant les éliminations directes entre les 28 pays les moins bien classés à l’indice FIFA de juillet 2019). Au terme de ces rencontres qui vont débuter en juin 2021, les 10 premiers des poules seront qualifiés pour des matchs de barrages aller /retour. Les cinq vainqueurs de ces matchs de barrages seront directement qualifiés pour la Coupe du Monde 2022. C’est pour dire que le chemin est encore long pour Aliou Cissé et ses hommes.

Prolongé juste après la finale perdue au Caire et payé à hauteur 15 millions de francs par mois, le technicien a comme mission de gagner le titre continental, mais aussi de qualifier l’équipe au prochain mondial. Disposant d’un groupe de qualité, avec des joueurs qui évoluent pratiquement dans les plus grands championnats européens, Aliou Cissé devra s’atteler à trouver la bonne formule pour mettre en place une équipe joueuse et performante. Ce qui pourrait peut-être lui faciliter la tâche et répondre convenablement aux exigences des autorités en charge du sport.  L’année 2022 s’annonce donc agitée pour le coach qui aura un double défi à relever. Sa « survie » en dépend.

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