Stades / Sunu Lamb : Six journalistes en chômage technique, un coordonnateur démissionne !

Six journalistes sont depuis le 20 août dernier en chômage technique au niveau de l’Africaine communication édition (Africome SA). Pour expliquer une telle mesure, le patron de l’entreprise évoque une situation difficile, causée par la pandémie du covid 19.

Ils sont six à se retrouver sans travail au niveau de la société Africaine communication édition (Africome SA), éditrice des journaux sportifs Stades et Sunu Lamb. Le patron du groupe qui évoque une « crise » causée par la pandémie du Covid 19 a depuis le 20 août dernier envoyé six travailleurs (4 journalistes, 1 photographe et 1 correcteur) en chômage technique.

Avant d’en arriver là, les travailleurs avaient subi une baisse drastique de leur salaire. Face au refus de certains, la menace d’un licenciement « pour motif économique » avait été agitée par l’administrateur. Malgré lui, le personnel finit par plier. « Il a coupé nos salaires à sa guise, sans aucune concertation avec les concernés », déplorent ces travailleur mis en chômage.

Une ponction de 18 à 25% sur les salaires !

Les personnes concernées ne comprennent pas cette mesure, surtout qu’ils n’ont reçu aucune rémunération. « Après avoir subi une baisse de nos salaires, on nous a mis en chômage technique depuis le 20 août dernier, de façon illégale et sans rémunération », renseignent-ils.

Face aux plaintes des personnes concernées, l’administrateur de la boite a affirmé qu’il espère une aide de l’Etat pour payer à ses employés ce qui leur revient de droit. « Il dit qu’il ne nous donnera nos indemnités que s’il reçoit l’aide de l’État», ajoutent ces travailleur de la boite.

Et à en croire ces travailleurs, Africome leur a coupé le téléphone et repris, successivement, le matériel de travail et autres cartes de presse. ” Loin de vouloir s’en arrêter là, l’employeur nous a réclamé nos carnets IPM, un droit que nous tenons de nos contrats, si nous en avons encore puisque malgré notre situation de sans revenu, il a opéré une ponction sur nos 19 jours de salaire promettant de reverser aux employés restés l’équivalent des 11 jours représentant notre manque à gagner”, renseignent-ils.

La Covid comme justificatif !

Il y a quelques jours, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse (CDEPS), dirigé par le patron de Africome, avait dans un communiqué, affirmé que la presse a subi une perte de plus de 4 milliards, rien que pour le trimestre avril-juin 2020. « Le rapport final de l’expert assermenté, validé par les entreprises de presse, fait ressortir une baisse moyenne de 70% du chiffre d’affaires de la presse écrite depuis l’avènement de la pandémie au mois de mars. Les revenus des télévisions ont aussi chuté de 54% et autour de 45% pour les autres supports et activités (radios, presse en ligne, imprimeries de presse et distributeurs de journaux) », avait affirmé le communiqué.

Un coordonnateur jette l’éponge

Face à une telle situation, les six employés ont décidé de porter le combat au niveau des instances. Dans un premier temps, ils ont eu à saisir le Syndicat des professionnels de l’information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS). Ils ne comptent pas s’en arrêter là, car d’autres voies sont à l’étude. Ces travailleurs envisagent de saisir le ministre de la Communication. Et pour ne rien arranger, un des coordonnateurs a décidé de quitter le navire. Selon notre source, il a déjà déposé sa lettre de démission sur la table de l’administrateur.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *