Remous au sein de la magistrature : Le Premier président de la Cour suprême prend position !

Le malaise constaté depuis quelques temps au sein de la justice suscite pas mal de réactions. De son côté, l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) qui accuse le ministre de la Justice d’être à l’origine de cette situation, réclame tout simplement son départ du département. Dans un communiqué, le Premier président de la Cour suprême a brisé le silence.

Sa sortie était presque attendue de tous. Dans un long communiqué, Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly s’est prononcé sur la situation de la Justice au Sénégal, marquée par un bras de fer entre le président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) Souleymane Téliko et le ministre de la Justice Me Malick Sall.  « Depuis quelques temps, la Justice est attaquée de toute part, y compris par ceux qui l’animent. Cela reflète un sentiment inhabituel de malaise qui peut porter atteinte au crédit de la justice, à son indépendance et à remettre en cause le principe de la séparation des pouvoirs », a d’entrée souligné Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly.

Alors que des solutions tardent à être trouvées, le Premier président de la Cour suprême estime que les uns et les autres doivent faire preuve de responsabilité, tout en rappelant aux magistrats leur rôle premier. « Je voudrais en appeler à la responsabilité de tous les acteurs du système judiciaire et en particulier, à celle de tous les magistrats du siège et du parquet. Les magistrats, comme le disait Montesquieu, incarnent la « puissance de juger ». Et c’est pour cela, quel que soit leur rang ou grade, leur position ou privilège, ils sont soumis à une discipline et doivent avoir en bandoulière leur serment, et être astreints à la réserve qu’exige la dignité de la fonction », rappelle-t-il.

A en croire le Premier président de la Cour suprême, les magistrats devraient avoir une autre posture, autre que celui qu’ils affichent.  « Il n’est pas tolérable, que par leurs comportements, les magistrats, eux-mêmes, contribuent à semer le doute sur la crédibilité de l’Institution judiciaire de nature à remettre en cause leur propre indépendance et celle de la justice », a-t-il fait savoir.

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