Bah Ndaw (Mali) : « Je ne peux pas permettre zéro corruption »

Bah Ndaw est le nouveau président malien. Il va assurer l’intérim, en attendant des élections dans plus d’un an. Lors de la cérémonie d’investiture, l’ancien officier s’est engagé à faire de son mieux pour mettre le pâys sur le bon chemin.

Durant son discours, le président Bah N’Daw a fait observer à la salle une minute de silence pour tous les hommes tombés au champ d’honneur pour « la libération du Mali ». Il a aussi salué la junte pour son esprit « patriotique » et de « discernement ». Bah Ndaw s’est aussi engagé à respecter les engagements pris par la Cédéao ainsi que tous les textes internationaux signés par le Mali, y compris l’accord d’Alger.

Le nouveau président s’est également engagé à œuvrer pour mettre fin à « toutes les perversions observées durant les processus électoraux » et surtout lutter contre la corruption. « Je ne peux pas permettre zéro corruption mais je ferai tout mon possible pour qu’il n’y est plus d’impunité. L’argent public est sacré », a-t-il déclaré promettant, d’accélérer le transfert de tous les dossiers de corruption à la justice.

La mise en garde de la Cour suprême !

Dans son réquisitoire, le procureur de la Cour suprême est revenu sur le parcours des deux hommes, avant d’insister sur l’ampleur des défis qui attendent les deux hommes au cours des dix-huit mois que doit durer la transition.

 « Votre tâche est ardue, même très ardue… Vous êtes amenés à relever des défis énormes qu’un régime mettrait des années à relever », a-t-il déclaré. Il fait notamment allusion à la sécurité, l’éducation, l’apaisement du climat politique et l’organisation d’élections crédibles et transparentes, censées être le point d’orgue de cette transition.

Le procureur a ensuite repris la parole après la prestation de serment pour faire une déclaration remarquée. Il s’est adressé directement au président pour le rappeler à sa responsabilité d’appliquer la justice, en plaidant pour la libération des anciens responsables arrêtés lors du coup d’État du mois d’août et toujours détenus depuis, parmi lesquels l’ancien Premier ministre Boubou Cissé. Il l’a indiqué en dehors de tout cadre légal, « s’il y a des choses à leur reprocher, a expliqué en substance le procureur, il faut que cela soit réglé devant un tribunal ».

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